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Guide pratique pour un shopping écologique et éthique (même avec un petit budget!)

Quand nous avons commencé à nous préoccuper de ce que nous mangions, ce que nous portions et ce que nous ramenions à la maison plus généralement, on s’est parfois retrouvés un peu tiraillés entre notre bonne volonté et nos moyens financiers. Oui au made in France, au coton bio mais gloups, le prix est juste mais trop élevé pour nous…

Alors il a bien fallu faire des choix et quelques fois se dire qu’on ne fait pas le maximum (bien que l’envie n’en manque pas) mais que l’on fait déjà un geste, ce qui est le principal. Du coup on a développé des techniques et des astuces pour faire autant que possible du shopping écologique et éthique avec un budget réduit.

Avant de détailler ce qu’il nous semble important de prendre en compte lorsque l’on fait du shopping, nous voudrions faire un petit point sur ce que nous, nous privilégions. De façon générale, nous regardons toujours l’étiquette, que ce soit pour des fringues, du linge de maison, des meubles, ou de la nourriture : quelle est la matière/ingrédient principal-e et quel est le lieu de production ? Nous choisissons toujours des matières naturelles (c’est à dire pas de synthétique ou de plastique) et nous sommes sensibles au lieu de fabrication (en évitant au maximum des produits venant d’Asie du Sud-Est sauf si nous connaissons les conditions de fabrication de la marque). Ensuite on regarde le prix : est-il justifié par rapport aux matériaux et aux conditions de fabrication ou est-ce que c’est grave abusé ?? Par exemple, payer une paire de Veja 99 euros ne nous semble pas excessif par rapport à une paire d’Adidas faite dans des conditions désastreuses au modeste prix de 140 euros.

Chacun bien sûr va privilégier des produits en fonction de ce qui lui semble le plus important : pour certains ce sera d’éviter tous produits d’origine animale, pour d’autre ils seront intransigeants sur le lieux de fabrication et d’autre ne seront sensibles qu’à des produits bios. Et tous ont raison ! L’important est de prendre conscience qu’en achetant nous délivrons un message : je refuse l’exploitation des hommes, de la nature ou des animaux. Tous ces messages sont également importants, alors lancez-vous !

1.Consommer moins

C’est vrai que ce n’est pas un conseil praticopratique MAIS, lorsqu’on a un petit budget, il faut savoir acheter moins mais mieux. En tout cas, c’est ce que nous nous mettons en pratique. Pourquoi s’échiner à faire du lèche vitrine, à baver devant des pièces que l’on ne peut pas se payer et qui en plus sont faites dans de mauvaises conditions ? Nous on préfère faire de shopping quand on a BESOIN de quelque chose. Ce qui nous permet de ne pas céder à une impulsion et de bien comparer et choisir ce dont on a réellement besoin.

Exemple : Amande avait besoin d’un nouveau soutien-gorge, plutôt que de se ruer dans le premier Etam, elle a regardé ce qui se faisait, les matériaux, les coupes, les couleurs, les prix et a ensuite choisi la marque qui remplissait le plus de critères et qui rentrait dans un budget raisonnable à ses yeux.

2. Privilégier les matériaux naturels

Que ce soit pour la nourriture, les habits, les meubles ou même les cosmétiques, nous privilégions toujours des matériaux naturels et le moins transformés possible. Ça tombe bien car ces matériaux sont moins nocifs que des produits de synthèse et plus durables.

Concrètement cela veut dire que pour les textiles nous choisissons en priorité du coton, du lin, de la laine, de la viscose (dérivée de la cellulose), chanvre et éventuellement des fibres recyclées.

100% coton

Pour les meubles ou les articles de décoration/maison, nous évitons le bois aggloméré (qui est plus de la colle que du bois…) et le plastique et privilégions le bois massif, le métal, la céramique, le papier, le verre.

Enfin pour les cosmétiques nous préférons des produits avec le minimum d’ingrédients et le moins de produits de synthèse possible.

Exemples : Acheter une carafe en verre plutôt qu’en plastique, acheter un pantalon d’été en viscose plutôt qu’en polyester, acheter un cadre photo en bois, choisir une bouilloire en inox plutôt qu’en plastique.

matériaux bruts
Moins de plastique, plus de matériaux nobles !

3. Être attentif aux lieux et conditions de fabrication

Les bons matériaux c’est bien mais protéger la planète et l’environnement ne veut pas dire qu’il faille se désintéresser du sort des hommes et femmes qui produisent ce que nous achetons. Qui n’a pas en mémoire l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh ou n’a jamais entendu parler des sweatshops où les ouvriers travaillent à des cadences infernales pour un salaire de misère ? Nous refusons d’acheter des produits qui sont le fruit de l’exploitation humaine pour que les marques se fassent une marge indécente. En l’absence de communication ou de transparence des marques, nous partons du principe que les produits venant de l’Asie du Sud-Est ne sont pas forcément fabriqués dans de bonnes conditions. Nous concédons que c’est la partie la plus difficile à accomplir lorsqu’on fait du shopping car les marques qui ont pignons sur rue produisent malheureusement majoritairement dans ces pays.

Exemple : Yuzu achète des t-shirt fabriqués en Europe ou en Turquie, Amande a acheté une brosse à cheveux fabriquée en Allemagne.

4. Se renseigner sur les engagements des marques et privilégier les marques transparentes

Comme il est toujours difficile d’avoir des informations sur les conditions de travail sur une simple étiquette, il vaut mieux être renseigné sur une marque avant d’acheter. De façon générale, nous en avons assez d’être pris pour des pigeons par des marques qui se veulent un peu haut de gamme et nous vendent en réalité du synthétique fabriqué dans des conditions désastreuses à des prix indécents comparé à la qualité et à l’éthique du produit. Le manque de transparence des marques ne nous incite certainement pas à leur faire confiance et à acheter leurs produits. C’est pourquoi nous nous dirigeons de plus en plus vers des marques qui revendiquent leurs choix et n’ont pas peur de dévoiler leurs processus de fabrications voire même leurs coûts. En encourageant ces marques, nous espérons que d’autres marques à plus grandes audiences feront de même et arrêterons de se cacher sous des campagnes de green-washing.

Exemples : Loom et son manifeste, La révolution textile et son prix juste, Eknfootwear qui présente sa chaîne de production, Veja qui présente tous les aspects de la fabrication d’une paire…

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Crédit photo : Kalani. A retrouver sur kalani-home.com

5. Acheter d’occasion, upcycler, faire soi-même

C’est vrai, acheter des produits respectueux de l’environnement et de l’homme est plus onéreux, quoique en comparaison avec certaines marques ce n’est pas non plus démentiel. Avec notre petit budget, nous achetons beaucoup d’occasion, nous traquons les soldes, les bonnes affaires et aussi nous upcyclons et faisons un certain nombre de choses nous-même.

Acheter d’occasion est un super plan pour un écolo fauché car cela veut dire que l’on peut se payer des pièces non écologiques ou éthiques à la base dans une démarche qui elle l’est. Donner une « seconde vie » à un vêtement de grande marque ne le rend pas éco-responsable, mais nous préfèrons acheter d’occasion ce genre de vêtements que de les acheter directement auprès du revendeur. D’une part, le recyclage permet à deux ou plusieurs personnes d’utiliser un seul produit et non plus d’acheter chacune un produit. Résultat des courses, moins de matières premières et plusieurs vies pour un vêtement pour un impact limité sur l’environnement ! D’autre part, il y a des produits que l’on peine à trouver chez des marques responsables. Yuzu a beaucoup de mal à trouver des vêtements de sport pour sa pratique du basket faits par des marques éthiques ou dans des conditions qu’il juge dignes. Quelle que soit la marque, les vêtements sont principalement en matières synthétiques et fabriquées dans des pays connus pour leur manque de considération quant aux conditions de travail et à l’écologie. Yuzu a eu la chance de trouver un t-shirt des Lakers en coton à Emmaüs, faisant ainsi d’une pierre deux coups : soutien à la communauté Emmaüs et un t-shirt de basket. Notons que ce genre de t-shirt coûte un bras si on l’achète neuf et qu’il n’a coûté que 6 euros chez Emmaüs… Attention toutefois, nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut profiter de la vente d’occasion pour acheter n’importe quoi, nous gardons quand même toujours un oeil sur l’étiquette.

acheter d'occasion

En plus d’acheter d’occasion, on peut aussi upcycler ses propres possession voire faire soi-même, dans le genre économique, c’est difficile de faire mieux. Upcycler c’est l’action de récupérer des matériaux pour en faire un autre produit ou pour mieux l’adapter à nos besoins. Soit transformer totalement, soit retoucher ou adapter, soit réparer pour que l’objet reprenne vie ! On est d’accord que cela peut demander du matériel, de l’imagination et parfois un peu de temps mais c’est vraiment valorisant.

Exemples : cette chemise que Yuzu ne mettait plus et qu’Amande a transformé en top, ces chaussures achetées il y a presque 8 ans allait être mises au rebut à cause de leurs lacets, il suffit de les changer ! Ou encore des cartons de colis qui deviennent des portes documents, des cagettes des tiroirs et une ancienne poubelle un panier pour le linge sale. Internet regorge d’encore plus d’idées!

Enfin, pour les plus doués, on peut aussi faire soi-même avec des matériaux choisis et dans de meilleures conditions qu’à l’autre bout du monde. Amande a une machine a coudre et se fait ses propres pantalons car difficile pour elle d’en trouver exactement à sa taille. C’est encore plus facile lorsqu’il s’agit de la nourriture : nous n’achetons quasiment rien de transformé, ce qui nous fait faire de sacrées économies ! Nous n’avons actuellement pas encore assez de place pour réaliser tous nos autres projets manuels qui attendent patiemment sur un tableau Pinterest, mais ça ne saurait trop tarder.

6. Se constituer une liste de marques responsables

Le mieux pour ne pas céder à l’achat inconsidéré et surtout à l’achat culpabilisant, c’est de se constituer une liste de marques dont l’on connaît les engagements, la démarche et les matières utilisée. Ainsi lorsque l’on se retrouve à avoir besoin de quelque chose en particulier, on peut déjà se tourner vers ces marques au lieu d’errer dans des allées de boutiques sentant le vêtement chinois.

Comme on est sympa, on partage volontiers nos bonnes adresses et bonnes marques dans une page dédiée par ici. Et si vous êtes aussi sympas, partagez vos adresses en commentaire !

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